Naturopathie : l'importance d'une bonne hydratation

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L’eau intervient dans la circulation sanguine, l’hydratation des tissus, la digestion des aliments, la thermorégulation et la communication hormonale entre les organes dans tout l’organisme…

L’Hydratation

Il faut parfois près de deux heures à notre organisme pour absorber et commencer à utiliser l'eau que nous buvons. Absorbée dans le gros intestin, il lui faut entre 20 mn et trois heures, dépendant de l’activité de l’estomac, pour qu’elle y parvienne. Sur un estomac vide, l'eau que l'on boit passe très rapidement le sphincter pylorique. Mais si l'estomac est en train de digérer des aliments, elle reste dans l'estomac jusqu'à ce que les aliments soient prêts s à poursuivre leur route normale, et n'est souvent absorbée que deux ou trois heures plus tard.

Définir la déhydratation

Je parle ici d’une déshydratation non soupconnée car non détectée à l’inspection/palpation et dont l’importance à ce stade n’est pas reconnue par la médecine conventionnelle. Lorsque l’on parle de déshydratation, la plupart des gens ne se sentent pas concernés. Ils ne pensent qu’à la déshydratation rapide et intense qui frappe les voyageurs égarés dans le désert. Il existe cependant une autre sorte de déshydratation, une déshydratation que l’on pourrait appeler chronique, car elle n’a pas le caractère brusque et intense de celle mentionnée à l’instant. Les troubles qui en résultent ne sont pas aussi marquants que dans la déshydratation aigue, mais ils n’en existent pas moins : La fatigue et le manque chronique d’énergie, la constipation, certaines hypertensions artérielles, des gastrites, des ulcères d’estomac, l’excès de poids, de nombreux eczémas, l’hypercholestérolémie, une partie des infections urinaires, des rhumatismes, des douleurs etc. (des causes très diverses pouvant engendrer une même maladie, les troubles mentionnés à l’instant ne sont pas exclusivement dus à la déshydratation chronique). La déshydratation est insidieuse. L'apparition de la sensation de soif survient tardivement, lorsque les pertes en eau sont déjà importantes. Nous buvons en général quand nous avons soif. Or, le signal d'alarme que représente la soif ne se déclenche dans notre corps qu'à partir du moment ou` nous avons déjà perdu environ 2 % de notre eau corporelle.

Entre 0 % et 2 % de déshydratation

La sensation de soif est très subjective, elle intervient plus tôt ou plus tard, dépendant de la personne. La sensation de soif est d'abord causée par l'augmentation de la viscosité de la salive, et l'assèchement des muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge (oscillant sans arrêt entre 0 et 2 %). En étant déshydraté ainsi à seulement 2 %, nous avons d'ores et déjà perdu 10 % de nos capacités physiques et mentales. Notre capacité cardio-vasculaire, et nos capacités à lutter contre la chaleur ou, contre le froid sont déjà légèrement réduites.

Entre 2 % et 5 % de déshydratation

Ayant perdu entre 2 et 5 % de notre volume d'eau corporelle, nous nous sentons faibles, fatigués, et un peu irritables. Nous commençons à souffrir de maux de tête. À ce stade, le corps résiste déjà beaucoup moins bien au froid ou à la chaleur, et risque plus de souffrir d'engelures, de coups de chaleur, de crampes... Notre peau résiste moins bien aux coups de soleil.

Nos articulations, mal lubrifiées, “s'inflamment” facilement (beaucoup de randonneurs qui ont mal aux genoux pourraient se donner des chances en buvant davantage...). En marchant, en été, pendant 4 ou 5 heures et en buvant un litre d'eau (scénario classique chez les randonneurs), on se retrouve presque toujours dans cet état de déshydratation.

Entre 5 % et 10 % de déshydratation

Une perte de plus de 5% du volume d'eau du corps réduit nos capacités physiques et mentales d'au moins 25 %. Nous ressentons alors une fatigue intense, des maux de tête, de l'irritabilité et parfois des nausées. Les crampes s'installent progressivement, surtout à l'effort. Les idées se brouillent. Le jugement est altéré. On commet des erreurs de jugement ou de navigations grossières sans s'en rendre compte. La langue et la bouche sont très sèches et rugueuses. On sent ses yeux « gratter » dans ses orbites quand on les tourne. La constipation est presque une constante quand on atteint ce niveau de déshydratation. Les insomnies sont incontournables : on ne peut pas trouver le sommeil avant de s'être réhydraté. La miction est souvent inconfortable ou douloureuse, à cause de la très grande concentration des urines (qui sont jaunes foncées, voire brunes, fortement odorantes et très limitées en volume).

Entre 10 % et 15 % de déshydratation

Privés de plus de 10 % de notre eau corporelle, nous sommes dans l'impossibilité de marcher. Nous ressentons des étourdissements et des fourmis dans les membres. Le sang circule très mal. Les fonctions vitales sont réduites à leur plus simple expression. Des phases de délire peuvent apparaître. Une journée entière d'efforts physiques modérés (randonnée d'été en montagne avec sac à dos, course à pieds dans le désert) par temps très chaud, sans boire, peut conduire à ce niveau de déshydratation.15 % d'eau en moins dans le corps conduit à une vision brouillée, à une miction douloureuse. La langue gonfle, et la peau est insensible. On ne peut même plus ramper. La perte de conscience est imminente. Des séquelles permanentes aux reins ou au foie peuvent apparaître. Une perte de plus de 15%du volume total de l'eau du corps est généralement mortelle.

Gros plan sur les troubles dus à une déhydratation chronique fatigue, manque d’énergie

En ralentissant l’activité enzymatique, la déshydratation des tissus ralentit la production d’énergie, ce qui engendre une sensation de fatigue et de lassitude chronique. Par répercussion sur le niveau psychique, l’entrain au travail et la joie de vivre font également souvent défaut.

Constipation

Lorsque le bol alimentaire pénètre dans le côlon, il contient encore trop de liquide pour que les selles puissent se former correctement. L’eau excédentaire est donc absorbée par les parois du colon afin de diminuer cette teneur. Le prélèvement de liquide se fait jusqu’à ce que les selles acquièrent leur consistance normale, celle qui permet une évacuation aisée de celles-ci. Dans la déshydratation chronique cependant, le prélèvement de liquide peut devenir excessif. Dans le cas qui nous occupe, le corps retirera des selles plus d’eau qu’il ne le fait habituellement. Celles-ci deviendront alors sèches et dures, et s’élimineront mal. Bien des problèmes de constipation se résolvent par une augmentation importante du volume d’eau bu quotidiennement.

Douleurs articulaires

À l'état normal, les cartilages sont fortement hydratés. La propriété lubrifiante de « l'eau captive » dans le cartilage des deux surfaces qui se rencontrent leur permet de glisser l'une sur l'autre au cours des mouvements. Alors que les cellules des os sont immergées dans des dépôts de calcium, les cellules des cartilages le sont dans une gaine riche en eau. Les surfaces cartilagineuses glissant les unes sur les autres, certaines cellules exposées au frottement finissent par mourir et s'écaillent. De nouvelles cellules sont engendrées pour les remplacer. Dans un cartilage bien hydraté, le taux des dommages dus à la friction est minimal. Dans un cartilage déshydraté, les dommages dus à l'abrasion augmentent. Les articulations spinales - articulations intervertébrales et leurs structures discoïdes - dépendent des différentes propriétés de l'eau stockée dans le noyau du disque (nucleus pulposus) comme dans la lame terminale du cartilage qui recouvre les surfaces planes des vertèbres. Dans les articulations vertébrales, l'eau n'est pas seulement un lubrifiant pour les surfaces de contact, elle est aussi présente dans le noyau du disque, à l'intérieur de l'espace intervertébral, ou` elle supporte le poids du corps. L'eau stockée dans le noyau du disque supporte 75% du poids de la partie supérieure du corps ; les matériaux fibreux périphériques en supportent 25 %. Le principe commun à toutes les articulations est que l'eau y agit comme lubrifiant ou comme support capable de porter la force que produisent le poids et la tension des muscles sur l'articulation.

L’auto-intoxication

Chaque jour, les cellules produisent des déchets et résidus métaboliques. Or, le support essentiel des déchets à évacuer est l’eau : la sueur, composée à 99 % d’eau, l’urine à95 %, l’air expiré et les selles à80 % environ. Les éliminations continuent à se faire malgré le manque de liquides. Les urines deviennent plus rares et épaisses, la sueur plus concentrée et les selles sèches et dures. Dans ces conditions, l’élimination des toxines se fait alors forcément moins bien. Les déchets commencent à s’accumuler dans les émonctoires, à se déposer sur les parois des vaisseaux et à congestionner les organes. Le taux de toxines dans le sang et les sérums cellulaires augmente. Tous ces facteurs contribuent à l’auto-intoxication de l’organisme, auto-intoxication qui est considérée en médecine naturelle comme le point de départ de toutes les maladies.

La soif

La sensation de soif est le moyen qu’utilise l’organisme pour éviter la déshydratation. Elle est un signal d’alarme qui se manifeste chaque fois que le corps commence à manquer d’eau. La soif pousse d’ailleurs non seulement à boire, mais à boire autant que nécessaire pour corriger le déficit hydrique. La sensation de soif étant un signal d’alarme donné par le corps, il devrait être perçu par tout un chacun. Il existe cependant des personnes qui ne ressentent que rarement le besoin de boire. Interrogées à ce sujet, elles déclarent ne jamais avoir soif, par conséquent, ne pas boire grand-chose.

Deux causes principales à la perte de la sensation de soif.

L’absence répétée de réaction face aux signaux d’alarme de la soif.

Lorsque régulièrement une personne ne boit pas malgré la soif, la sensation de soif se modifie. Avec le temps, elle s’atténuera. Les désagréments qu’elle engendre : bouche sèche, constriction du pharynx,… ne se font plus ressentir avec autant d’acuité.

La personne qui boit peu toléré de mieux en mieux la soif et ne perçoit plus aussi fortement les signaux d’alarme donnés par le corps. Ceci n’est cependant vrai que pour la sensation de soif et non pour ses conséquences : ces personnes souffrent inévitablement de déshydratation chronique, malgré leur absence de soif. La perte de la sensation de soif est rare chez les enfants, relativement répandue chez les adultes et fréquente chez les personnes âgées. Ces dernières peuvent tout à fait avoir la bouche sèche et ne pas désirer boire. Ni même ressentir qu’elles devraient boire.

Une confusion entre soif et faim.

Bien que distinctes, ces deux sensations sont parfois confondues. Or, si quelqu’un calme régulièrement sa soif en mangeant, la sensation de soif s’atténuera ou ne sera plus perçue comme telle.

Le ralentissement enzymatique Les enzymes sont actifs au niveau de la multitude des transformations biochimiques nécessaires au fonctionnement organique. Pour leur activité, elles ont besoin, entre autres, d’un environnement pourvu en eau. En effet, plus le milieu dans lequel agissent les enzymes est encombré par d’autres enzymes, ainsi que par toutes les substances sur lesquelles elles agissent ou qui résultent de leur activité, plus les enzymes ont de la peine à faire correctement leur travail. Elles travaillent donc d’autant plus mal que les liquides organiques sont épais, concentrés, autrement dit ont une viscosité élevée. Or, une haute viscosité est justement la caractéristique qu’acquièrent les liquides lors de la déshydratation. Le ralentissement enzymatique finit donc par paralyser tout vie organique, puisque la production d’énergie, d’hormones, de substances réparatrices, etc. nécessaires à la bonne marche de l’organisme décroît progressivement.

Article issu de Santé Intégrative

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