La négation du corps

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Pour guérir et vivre pleinement, nous devons reprendre contact avec notre corps.

Nous naissons tous avec un corps physique qui va nous suivre tout au long de notre existence. Ce corps que nous allons aimer, détester, récompenser, maltraiter aux cours des aléas de la vie, selon notre réaction face aux évènements rencontrés.

Nous allons le forcer à s’adapter à ce que notre mental aura décidé en lui assénant de se taire et de rester solide et fort, peu importe ce qu’on lui fera endurer. Ce corps est notre compagnon de route et nous le traitons souvent comme un ennemi.

Dans ce corps physique s’inscrivent chaque évènement, bonheur, traumatisme, blessure, accident, qui jalonneront notre présence sur terre.

Un évènement que l’on ressentira comme agréable, va déclencher des hormones de bonheur qui donneront à notre corps du bien-être et renforceront notre immunité.

Mais qu’en est-il des évènements vécus difficilement ou qui nous laissent un sentiment de traumatisme, ceux qui inscriront en nous un anéantissement face à notre incapacité du moment à gérer cet évènement, comme une agression, un viol, vivre une relation toxique, destructrice, vivre du harcèlement, poser des actes en désaccord avec nos valeurs, perdre un être cher… ?

La liste pourrait être longue. De notre réaction, face à l’évènement avec les capacités émotionnelles, psychologiques et physiques du moment, dépend l’importance de notre blessure. Je vais parler ici d’une réaction douloureuse cristallisant dans notre corps le traumatisme.

Le corps peut déclencher instantanément des douleurs ou une maladie en réponse au choc. Des sensations puissantes, concrètes que l’on pourra traiter médicalement, mais il pourra aussi garder le traumatisme à l’intérieur et le cacher, faire semblant qu’il n’a pas existé.
Nous avons tous connus des évènements que l’on a souhaité mettre dans un coin de notre tête et continuer à vivre comme si rien ne s’était passé.

C’est parfois vital de survoler la souffrance, de la reporter à plus tard lorsque nous aurons plus de force pour la regarder et la guérir. Mais la majorité du temps, cette souffrance que l’on a niée s’inscrit dans le corps en tant que symptômes et nous oblige à la regarder en face. Toutes ces douleurs, ces maux de dos, de ventre, des articulations, ces migraines essaient de nous transmettre un message.

Chaque partie de notre corps qui souffre est une partie niée par notre conscience. Nous avons naïvement pensé que notre corps pourrait faire comme notre tête, oublier. Mais tant que le problème n’est pas résolu, le traumatisme guéri ou la situation changée, notre corps garde cette souffrance et nous supplie de retrouver une cohérence complète de notre être. Afin de s’aimer et prendre soin de soi.

Ysabel PINEAU pour Santé Intégrative